Reseauliberte

Gros plan sur Haiti,la terre de Toussaint Louverture

2
juin 2012

Face à Face Martelly et groupe des Neuf Sénateurs dans Politique Martelly-yes-300x194La publication du texte portant révision de la Constitution de 1987 sera faite au début du mois de juin. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du président Martelly, Lucien Jura. Plus d’un an après avoir rapporté le document qui avait été publié par son prédécesseur, le chef de l’État change de position. Les raisons de ce revirement demeurent encore inconnues. Certains analystes y voient la patte de l’international.

Toutefois, selon certains spécialistes en droit, notamment Monferrier Dorval, l’amendement « n’était jamais sortie de vigueur ». « Un arrêté ne peut rapporter une loi constitutionnelle », avait alors agité le docteur en droit public dans son plaidoyer. Les tractations autour de cette loi sont légion. Les coups bas aussi. Quel a été le nouveau deal à la base de cette republication du texte ? Nul ne sait. Plusieurs commissions avaient déjà travaillé sur une reconstitution de la séance de l’Assemblée constituante. Aucun des travaux n’a été publiquement adopté. D’ailleurs, Simon Dieuseul Desras avait lancé une mise en garde à ces groupes qu’il accusait de vouloir se substituer au Parlement.

Le porte-parole de la présidence n’a pas mentionné si des corrections avaient été apportées au document. Dans un premier temps, le pouvoir Martelly avait estimé que le texte avait été falsifié. Pourtant, dans un second temps, lorsque les rapports se sont dégradés avec le Parlement, l’amendement a servi d’instrument de chantage. Plusieurs promesses de publication ont été faites. Qui n’ont jamais été tenues. Peut-on publier un texte qui ne traduit pas la déclaration d’amendement demandée par l’équipe sortante ? Et Martelly a-t-il le droit de publier un amendement qu’il n’a pas lui-même commandité ?

La résistance s’organise…

Neuf sénateurs, parmi lesquels les huit qui ont abandonné la séance de ratification de Laurent Lamothe, se sont opposés à la publication de l’amendement. Anick François Joseph a rappelé à l’exécutif que seule l’Assemblée nationale avait la compétence de corriger ou de modifier la Constitution ou d’amender un texte de loi. Ces amendements seraient nuls, puisqu’ils furent entachés d’irrégularités et de fraudes diverses, a expliqué le sénateur de l’Artibonite.

Jeu d’intérêts, pressions internationales. Les causes avancées par les neuf alliés, qui motiveraient cette publication, sont diverses. Ils invitent le Président à attendre la fin de la législature pour soumettre une autre proposition d’amendement et rentrer ainsi dans la légalité. Entre autres, les neuf pressent le chef de l’État de former un nouveau Conseil électoral provisoire pour organiser les prochaines élections municipales et sénatoriales.

Retour aux valeurs d’antan

« Martelly n’a pas de projet », il a des idées, selon Andris Riché, qui place le plaidoyer des neuf au-delà d’une simple affaire de publication d’amendement. « N’étant pas un homme de parti, le Président ne va pas pouvoir avancer », prédit-il. Il s’enlise. Le pays serait dirigé par des slogans et des saupoudrages des problèmes réels par des actions personnelles éphémères. La première année du mandat de M. Martelly serait aussi un appendice de la campagne électorale, à entendre M. Riché. Le Président n’a pas les moyens de sa politique. Tout doit se faire suivant un plan, soutient-il, pour éviter de construire un « État d’assistanat ».

Il faut redonner confiance à l’Haïtien. La folie ambiante envahit l’esprit des gens, et les valeurs de jadis se perdent. Toute la structure de l’État vacille. « Tout le monde est à vendre dans ce pays. Et tente de profiter des situations faciles. » L’opportunisme prend le pas sur le travail, déplore Andris Riché. La corruption grandit avec cette attitude attentiste. L’espoir est ailleurs. Le dilettantisme politique gagne toute la population. Notre dignité de peuple s’évapore. Lentement.

Andris Riché déplore le comportement de ses pairs, qui discrédite le Grand Corps. « Un Sénateur, autrefois ce fut un homme honorable. Un symbole de moralité. » Aujourd’hui, c’est une personnalité quelconque, en mal d’image. Le tour joué à Kelly C. Bastien lors de la formation du gouvernement Lamothe montre à clair, estime Riché, que le respect des gens a régressé. Le patriotisme ne signifie plus rien. C’est à la base qu’il faut aller chercher la solution au mal qui nous ronge, croit-il. « Nous avons créé un État, mais pas un État-nation ». Le projet commun n’existe donc pas.

L’Haïtien n’est plus fier. Pourtant être haïtien fut un titre honorifique, gagné par nos ancêtres à la sueur de leur front. L’idéal de 1804 est foulé au pied. Les pressions exercées sur le Président pour publier l’amendent, c’est une autre manière, dénonce Andris Riché, de donner à l’étranger un outil de domination de plus, après la loi d’urgence de 2010. « Les dirigeants de ce pays ont tellement de choses à cacher, pour plaire à l’international et éviter d’éventuelles représailles, qu’ils sont prêts à tout ». Jusqu’à hypothéquer l’avenir de leurs compatriotes pour sauver leur peau, a martelé Riché.

« Le projet démocratique de 1986 a été saboté.» Seul un rassemblement des forces progressistes de ce pays autour d’un contrat social bien défini, prône Riché, peut aider à matérialiser notre légende « l’Union fait la force ». Divisé, le Sénat est de plus en plus fragilisé et risque de se dissoudre en cas de démission de certains sénateurs. Un plan serait déjà en branle. En tout cas, l’élu de la Grand-Anse dénonce cette stratégie honteuse en prônant l’unité, et la création d’un nouveau projet de société. Encadré: les noms des 9 sénateurs Steven Benoit Andris Riché Moïse Jean Charles Wesner Polycarpe Jean Baptiste Bien-Aimé Anick François Joseph Jean William Jeanty Francisco De Lacruz Franky Exius

Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source:Le matin
1
juin 2012

Commémoration du 1er anniversaire du décès d'Azor dans Culture azorLa formation musicale Racine Mapou de Azor, en collaboration avec Caracoli, a annoncé un ensemble d’activités dans le cadre de la commémoration du 1er anniversaire du décès du chanteur-tambourineur Lenord Fortuné dit Azor, a constaté Haïti Press Network.

Le groupe a annoncé la production d’un CD d’hommage à Azor intitulé  «  Minokan Azor » qui comportera 12 morceaux avec la participation d’autres artistes et formations musicales telles Brother’s Posse, Gracia Delva, Joël Widmaer et Boulot Valcourt.

Ce disque sera lancé officiellement le 12 juillet à l’occasion de la fête de saut d’eau, a fait savoir Mme Jaunay Pascale, la manager du groupe qui a annoncé  la sortie d’un vidéo clip pour le mois de septembre.

Les CD seront distribués gratuitement à la presse, aux sponsors et au public si les démarches du groupe pour un projet de préfinancement intégral de 2000 copies auront abouties, sinon des exemplaires non-promotionnels seront vendus à100 gourdes au maximum, a ajouté Mme Pascale.

Par ailleurs, le maestro du groupe François Fortuné, qui est également le frère du Feu Azor, sollicite la collaboration  de tous pour que le groupe puisse continuer à faire son chemin malgré le départ de Azor.

François Fortuné s’est réjoui du fait que le groupe continue à honorer plusieurs contrats que ce soit en Haïti ou à l’étranger 8 mois après la disparation de leur lead vocal mythique.  A l’étranger, Racine Mapou de Azor a participé au festival Mito de Milan et Turin en Italie en septembre de 2011, a laissé entendre le maestro du groupe.

«  C’est le signe qu’Azor est toujours parmi nous, il donne maintenant la force pour commémorer son anniversaire », a déclaré le maestro Fortuné.

M. Fortuné  promet une prestation formidable à partir du 12 juillet à Saut d’eau où le groupe racine Mapou de Azor évolue depuis plus de 15 ans pendant 5 jours consécutifs à l’occasion de la fête patronale de cette zone.

Wilner Jean Louis

31
mai 2012

Mobilisation contre la MINUSTAH ce 1er Juin en Haiti dans Politique MinustahA l’occasion du huitième anniversaire (juin 2004 – juin 2012) du déploiement de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), plusieurs organisations nationales et internationales projettent de manifester, sous diverses formes, contre la présence de la force onusienne sur le territoire national, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Démonstration dans les rues, expositions de photos et de documents sur les actions de la Minustah, conférences–débats figurent parmi les activités de mobilisation contre les forces onusiennes.

A Port-au-Prince, une manifestation est projetée, ce vendredi 1er juin 2012, du fort national (grand quartier populaire surplombant la capitale, au nord-est) pour aboutir devant les locaux du parlement (à proximité du bord-de-mer, à l’ouest) par le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra [1] ainsi que Asosyasyon kominikatèz ak kominikatè popilè (association des communicatrices et communicateurs populaires / Akp).

« Desalin, prete n kòlè w pou n mete Minista deyò » (Dessalines [2], passe-nous ta colère pour déloger la Minustah dans le pays) est le thème de la manifestation annoncée.

« Les Nations-Unies ont prétexté qu’ils sont venus pour la stabilisation du pays lors de leur première intervention dans le pays, alors qu’Haïti n’était pas en guerre, encore moins en guerre civile. Ce qui sous-entend qu’ils ont fardé la vérité pour s’immiscer dans le pays », argumente le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra.

Or, pendant cette longue période d’occupation d’Haïti par ces milliers d’étrangers sous le couvert de la force de maintien de la paix, les troupes de la Minustah ont commis des forfaits sur nombre de citoyennes et citoyens dans le pays, en particulier sur des jeunes filles et de jeunes garçons violé par des soldats bénéficiant de l’immunité.

Pour le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra, « il est difficile de compter la quantité de cas d’injustice, commis par ces soldats qui se réclament de la force de stabilisation du pays durant ces huit dernières années » [de 2004 à 2012].

Même les autorités dans les plus hautes sphères de l’État, comme des parlementaires et des policiers nationaux, ont été, pour ainsi dire, humiliés par des soldats de la Minustah, rapportent les organisations qui réclament le départ de la force onusienne.

« En plus des actes de répression qui leur sont reprochés, les actes de viols sur les mineurs, les fillettes et les petits garçons, le vol des cabris des paysans, l’implication des soldats de la Minustah dans des cas de meurtres, des actes de corruption, il faut signaler l’importation d’une souche de l’épidémie de choléra qui a déjà causé la mort à plus de 7 mille personnes et provoquant l’infection de plus de 5 cent mille autres », rappelle une note cosignée par le collectif et Akp.

Les deux regroupements assimilent les faits reprochés à la Minustah à des crimes contre l’humanité, qui ne devraient pas rester impunis.

Les initiatives de mobilisation, prévues par différentes organisations politiques, syndicales et populaires contre la Minustah, contre la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh), contre le fonds monétaire international (Fmi), contre la banque mondiale, contre le pillage de réserves du sous-sol haïtien, auront lieu simultanément, ce vendredi 1er juin 2012, dans plusieurs pays des Amériques, tels : le Brésil (qui coordonne la Minustah et qui a le plus fort contingent de militaires dans la force onusienne), les États-Unis d’Amérique, le Mexique, l’Uruguay, le Pérou, la Bolivie, l’Équateur, plusieurs pays des Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Trinidad et Tobago, Dominique) ainsi que la France. [jep rc apr 31/05/2012 18 :07]

[1] Les premiers cas de l’épidémie de choléra ont été identifiés le 18 octobre 2010, à proximité d’une base népalaise de la Minustah, près de la rivière Myel, à Mirebalais, à 68 km au nord-est de la capitale.

[2] Après la capture de Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines a pris la tête du soulèvement des esclaves révoltés de Saint-Domingue, avec Henri Christophe et Alexandre Pétion (entre autres) pour combattre et chasser les colons français, et proclamer l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804 aux Gonaïves, à 171 km au nord de Port-au-Prince.

Alter presse

RÉVÉLATIONS FRACASSANTES DU  JOURNAL THE GUARDIAN sur l'Or d'Haiti dans Alerte orLe prestigieux journal  londonien The Guardian  (ROYAUME-UNI, UK)
rapporte que des permis « behind closed doors » (derrière des portes
closes) ont été attribués à des compagnies minières étrangères pour
l’exploitation de l’or d’Haïti.

Le directeur du bureau des Mines et de

l’Energie d’Haïti M. Dieuseul Anglade avait pourtant mis en garde contre le vol des ressources naturelles.

L’on comprend maintenant pourquoi il a été renvoyé juste après la découverte
de ces gisements d’or. C’est la même combine qui avait été employée par
Laurent Lamothe avec le CONATEL pour pouvoir instaurer la surtaxe sur
les appels internationaux entrants. M. Anglade avait insisté sur un
point: « Jusqu’à aujourd’hui, le BME n’a délivré aucun permis
d’exploitation à une compagnie minière. Les perspectives sont
encourageantes et l’Etat haïtien, dans les négociations d’exploitation,
devra veiller au grain pour s’assurer que les richesses du pays puissent
être bénéfiques aux Haïtiens». Il était donc devenu gênant. Il fallait
s’en défaire. Autrement ce serait un empêcheur de tourner en rond.
Maintenant qu’il n’est plus là, le gouvernement Lamothe a les mains
libres pour s’enfoncer encore plus dans la dilapidation des biens
publics et pour brader notre patrimoine. Nous signalons que Les
ressources minières du pays n’appartiennent pas au gouvernement ou à
quelques individus. L’or d’Haïti appartient à tous ses enfants. À vous, à
moi et autant qu’à cette fillette qui croupit dans la boue.
Et les petits mikystes, ils n’auront donc rien.
Au fait, en a-t-on jamais parlé de ces acoquinements du pouvoir avec
les compagnies minières lors de la tenue du conseil des ministres en
direct à la télévision ?

The Guardian

Droit à la vie, un droit réduit au second plan dans les rues de la Capitale d’Haïti dans Alerte photo-alerte-8-300x225Le meurtrier accident  de circulation survenu à Delmas 33 le 17 janvier 2012 est une preuve additionnelle de la non protection de la vie humaine dans les rues de l’aire métropolitaine.

Bondée de marchands et de motocyclistes, la voie publique est devenue une source d’accidents mortels en Haïti. Cette situation malheureuse vient du fait que la quasi totalité des rues est devenue depuis des années le principal espace où les petits commerçants exposent leurs marchandises.

Nonobstant l’intervention intermittente de la police et des agents communaux pour l’évacuation des rues, les petits commerçants continuent à occuper ces espaces mettant en péril la vie des usagers de la voie publique et de surcroît leur propre vie.

Cet entêtement des petits marchands met à nu une fois de plus la faiblesse accrue des autorités étatiques. Le chaos règne en permanence.

Certaines fois, on a besoin de l’intervention de l’Etat faute de conscience, dit-on. L’ordre dans les rues est d’intérêt général. Des efforts peuvent être effectués en vue d’y diminuer les risques d’accidents mortels.

Même par instinct de conservation, faisons en sorte que les rues soient moins encombrées !

Patrick Georges

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