Reseauliberte

Gros plan sur Haiti,la terre de Toussaint Louverture

La sécurité nationale est au cœur des actions du Gouvernement de Laurent Lamothe dans Politique LamotheLe Premier Ministre Laurent Lamothe a bien compris que les agents de police ne peuvent pas être efficaces dans leur travail sans être bien équipés et bien traités.

Pour remédier aux insuffisances matérielles de la Police nationale d’Haïti, le Gouvernement de Laurent Lamothe entend tout faire pour acheter des armes et des minutions de toute sorte au bénéfice de cette institution ayant la charge de la sécurité nationale.

Il s’agit d’un des pas à franchir en vue de parvenir au renforcement combien nécessaire de la PNH.

Toutefois, ces efforts vont être consentis dans un contexte difficile où le pays fait face depuis des années à des restrictions en matière d’acquisitions d’armes à l’échelle internationale. Ces restrictions imposées par les autorités américaines constituent une fois de plus une grave violation de notre souveraineté de peuple.

Un Etat, pour se maintenir, doit pouvoir se doter des moyens nécessaires. Certaines fois les bandits armés semant le deuil au sein de la population paraissent mieux équipés que nos pauvres policiers qui doivent y faire face au péril de leur vie.

Les conditions de travail de nos policiers seront à coup sûr bientôt améliorées vu l’ensemble des actions que le Premier Ministre Lamothe entend entreprendre en ce sens. Les retombées seront positives pour la sécurité nationale qui est un élément important dans l’atteinte des objectifs relatifs au tourisme et aux investissements étrangers.

Par ailleurs, avant d’entamer les démarches devant aboutir à l’établissement d’une nouvelle force militaire de quelques centaines de jeunes qui aura la charge de surveiller nos frontières et de seconder la PNH dans certaines interventions, le Gouvernement de Laurent Lamothe par le biais du Bureau de gestion des militaires démobilisés continue à verser à ces derniers leurs fonds de pension. Un montant de 106 millions de gourdes est disponible à cet effet et sera bientôt transféré sur le compte du Ministère de la défense nationale qui deviendra la principale Institution gestionnaire de ce dossier.

13
juin 2012
Posté dans Culture par reseauliberte à 12:36 | Pas de réponses »

 dans Culture haiti-pray-300x192Il faut admettre que cela rapporte. Il suffit d’observer le train de vie des pasteurs évangéliques pour s’en persuader. Ils roulent en grosse caisse luxueuse, habitent les beaux quartiers, et envoient leurs enfants faire des études à l’étranger afin de s’assurer de la pérennité de l’entreprise familiale. Certains d’entre eux n’ont absolument aucun salaire officiel, l’État ne prélève aucune taxe sur leur business. Ils sont pénards et coulent des jours heureux en rackettant le petit peuple, leur soutirant le moindre centime pour les « œuvres de Dieu », œuvres que ne verront jamais les fidèles.

Dans ce misérable petit pays, la pratique qui consiste à donner pour les œuvres de Dieu est un sport national. Quand il s’agit de Dieu la générosité ne se fait pas prier. Et les mercenaires de Jésus utilisent tous les subterfuges pour tourner vos poches à l’envers et emporter tout ce qui s’y trouve. Les gros temples rassemblent plusieurs centaines de personnes à chaque « service de culte ». Le dimanche il peut y avoir jusqu’à trois « services » sans compter les « écoles du dimanche » et les réunions de fin d’après-midi dites de la jeunesse. Il existe un point commun entre tous ces rassemblements : l’argent. La fameuse collecte des fonds. On vous réclame de l’argent à tout bout de champ. Une personne qui participe à plusieurs de ces « services » un dimanche peut se voir complètement plumée. Il y a aussi les réunions de prières plusieurs fois par semaine où là encore vous êtes invité à vider votre porte-monnaie. L’argent est omniprésent dans le royaume de Dieu. Ajouté à cela les dîmes des fidèles. Cela consiste à donner au minimum 10% de tout ce qu’on gagne : son salaire mensuel, l’argent provenant d’un transfert de l’étranger, tout revenu reçu dans un mois et quelque soit son objet ou sa provenance. Il faut donner au moins 10% de tout ce qu’on reçoit comme revenu ! Vous vous rendez compte, même l’État haïtien ne fixe pas d’impôt sur le revenu, et ces pasteurs ne reversent absolument rien au fisc. Imaginons la manne financière que représentent ces sommes colossales des très grosses boutiques comme l’Église de Dieu de Delmas 17, l’Église de Dieu de la rue du centre, l’Église de Dieu de la prophétie, l’Église sur le Rocher etc… La quantité de pognon qu’ils se font est énorme. C’est ahurissant ! Et ça pue parce que cet argent est en grande partie le fruit de l’effort des plus pauvres.

Le gros bazar de Delmas 17 et son génie inventif

À l’Église de Dieu de Delmas 17, le dirigeant mercenaire de cet établissement a inventé une technique astucieuse pour engranger le maximum de fric. La méthode peut être résumée ainsi : dans les réunions de prières qui rassemblent le plus de gens comme les jeûnes du samedi matin, il demande qui est prêt à donner 1000 dollars pour le seigneur (sans blague, pour le seigneur !), et on peut trouver une cinquantaine de quidams parmi les membres les plus nantis. Une fois encaissés les fameux billets, il refait la même annonce mais réclame cette fois-ci 500 dollars, et là le nombre de volontaires peut être doublé ou triplé. Il renouvelle une fois de plus l’annonce en diminuant la somme demandée au fur et à mesure, et ainsi de suite jusqu’à atteindre une somme qui provoque le raz de marée où tout le monde veut donner pour le Seigneur. L’idée malsaine derrière cette démarche est de faire croire que tant qu’on donne plus on reçoit davantage de bénédictions donc plus d’argent en retour. Cette méthode a fait la fortune du pasteur Jean-Marie Désir, personnage obscur dont le nom est cité dans plusieurs malversations financières.

L’empire financier du pasteur Jay Threadgill

Un autre nom célèbre dans ce business honteux de la misère est celui du pasteur Jay Threadgill, un Américain évangéliste  qui a fondé l’Église sur le Rocher. Cette église est le symbole de l’extrémisme évangélique importé des États-Unis basé sur l’argent. Les habitants de Delmas et des communes environnantes se sont rués sur cette église d’un nouveau genre qui leur promet l’Évangile décomplexé et enthousiasmant par opposition à ce qui se faisait jusqu’alors dans les églises protestantes traditionnelles et archaïques. Mais c’est au prix fort. Car pasteur Jay ne rigole pas quand il s’agit de pognon et il n’y va pas de main morte. Il consacre un sermon spécial dans chaque service pour motiver les gens à donner. Give the money ! Pour Jay celui qui ne donne pas est un « kokobé » (handicapé) qui n’a rien à faire dans son église. Un dimanche matin, furieux de n’avoir pas ramassé assez d’argent Jay a ordonné à ceux qui ne voulaient pas donner de l’argent de quitter son église immédiatement. Ce qui n’avait visiblement choqué personne puisqu’après ce coup de gueule sanglant les gens accouraient comme des zombis ramener de l’argent pour les œuvres du Seigneur (ne riez pas). Pour impressionner ses fidèles Jay prêche en anglais alors qu’il parle parfaitement le créole haïtien et réside dans le pays depuis plus de 25 ans. Et ça marche ! Les Haïtiens ont une fascination pour tout ce qui est étranger, et Jay l’a bien compris. A ce jour, personne ne peut évaluer la richesse de ce pasteur arrivé des États-Unis avec « po boudal » sans le moindre sou et qui a fait fortune en exploitant les misères et la faiblesse d’esprit des gens. Gourou d’un évangélisme surexcité, il place un agent de sécurité avec fusil au poing devant ses lieux de culte. C’est la première fois qu’on voit cela en Haïti mais personne n’est scandalisé par cet évangile ultra-branché où  l’ange de l’Eternel est remplacé par un agent de sécurité armé jusqu’aux dents prêt à dégainer au moindre débordement.

Le business du pasteur Jay Threadgill a prospéré et il est aujourd’hui à la tête d’un empire financier avec des satellites un peu partout dans le pays (Ministers of Fishers of Men Ministries Int’l., Church on the Rock, Fishers of Men Ministries Bible, Training Center and Morning Star Christian Academy, COTR-Port au Prince). Pire : il ne reverse pas un centime à l’État haïtien ni sur sa fortune personnelle ni sur les profits de son affaire même si on pense que les deux se confondent forcément.

Le royaume de Dieu a déménagé sur terre

L’autre figure historique de l’opération pick pocket que connait Haïti depuis des années à travers le business de Dieu, est le bien nommé pasteur Chavanne Jeune. Celui-ci culmine tous les records. Il est à la tête de nombreuses églises à travers une mission qu’il dirige MEBSH (Mission Eglise Baptiste Sud d’Haïti). Croyez moi chers amis, ce bonhomme n’a pas la vie dure. Il est le PDG de radio Lumière, une station de radio qui ramasse depuis des années de l’argent afin de créer une chaine de télévision pour la communauté protestante. Un projet qui a mis du temps à voir le jour après des années de grosses campagnes de ramassage d’adoquin[1] dans tout le pays, sans compter les nombreux dons faits par des institutions étrangères. Rappelons pour la petite histoire que cette même radio Lumière était un fervent supporteur du dictateur François Duvalier dans les années 1950, avant de retourner sa veste contre le fils du dictateur alors au pouvoir au milieu des années 1980. Revenons à nos oignons. Le pasteur Jeune est aussi PDG de l’université et l’hôpital Lumière et d’une société de crédit au fonctionnement obscur du nom de Lumitec. Il a pendant longtemps prêché que le royaume des chrétiens est dans le ciel et que ces derniers n’ont pas à se mêler de la vie politique des hommes. Eh bien aujourd’hui, chers lecteurs, votre serviteur le bien-aimé pasteur Chavannes Jeune fait désormais partie de la caste politique haïtienne. Il a retourné sa veste après avoir dépouillé les faibles et empoché un max de thune. L’argent ne lui  suffit pas, il lui faut le pouvoir. D’un claquement de doigt, le royaume des chrétiens est vite transféré sur la terre. Alléluia !

NB. Cet article est extrait du livre de Guy Ferolus « Haïti et la folie de Dieu« . Pour en savoir plus visitez le site de l’auteur: www.ferolus.com


[1] Manière populaire de désigner les pièces de 5 gourdes (la gourde est la monnaie haïtienne)

Le Premier Ministre Lamothe tient ses promesses peu à peu dans Politique thumb_laurent-lamothe--300x232Dans un contexte politique compliqué où tous les secteurs de la vie nationale sont foncièrement divisés sur la question de la publication ou non de l’amendement constitutionnel frauduleux  le Premier Ministre Laurent Lamothe se démène pour donner des résultats.

Quelques semaines seulement après sa prise de fonction à la Primature, il est en mesure de présenter un bilan assez positif.

Ses premières actions portées sur la salubrité et la sécurité au niveau de l’aire métropolitaine vont comme sur des roulettes. Une bonne partie des routes de la Capitale qui se trouvait dans un état exécrable est réparée des nids de poule (trous) qui compliquaient sérieusement la circulation.

Et cette opération de réparation des routes continue.

En attendant la mise en place d’une bonne politique de gestion des déchets à travers le pays, le Gouvernement de Laurent Lamothe continue à  s’attaquer à l’insalubrité de l’environnement de la Capitale. En effet, certaines zones projettent finalement une image plus saine après de vastes opérations de nettoyage.

Par ailleurs, des mesures impopulaires sont annoncées conformément au volet « Environnement » du programme politique de l’Administration Martelly/Lamothe. Certaines constructions anarchiques seront bientôt détruites au niveau de Morne l’Hôpital pour protéger de manière durable la Capitale des inondations destructrices dont elle est habituellement objet en temps de pluie. Il s’agit d’une des phases d’un projet visant à mettre Port-au-Prince à l’abri de certaines catastrophes naturelles.

Au niveau de la sécurité du pays, les rencontres du PM Lamothe avec les membres de la Police nationale d’Haïti semblent remonter le moral des policiers à tel point que les derniers résultats en matière sécuritaire sont très satisfaisants.

Contrairement aux derniers mois, une amélioration de la situation sécuritaire de la Capitale peut être constatée. Le centre ville et certains autres endroits de la Capitale ne sont plus livrés aux bandits armés qui ne peuvent plus aisément imposer leur loi à la société.

Les hommes en treillis militaires se réclamant des Forces armées d’Haïti ont été finalement amenés à la raison par des actions du Gouvernement de Lamothe et des interventions de la PNH.

Des progrès ont été également enregistrés au niveau de la lutte contre la corruption. Après des enquêtes menées au niveau du Bureau de l’Education nationale à Port de paix, l’Etat haïtien a pu regagner des millions de gourdes qui ont été détournés pas des cadres corrompus du système.

Le programme de la scolarisation gratuite des enfants du pays continue à se matérialiser. Les dernières évaluations font état d’un million cinq cent quatre vingt treize mille (1. 593,000) enfants scolarisés.

Sur le plan social le Gouvernement continue à mettre les couches les plus défavorisées de la société au cœur de ses préoccupations. Trois programmes récemment lancés (Ti Maman cheri, Aba Grangou et Katye Pam Poze) ont pour objectif premier d’améliorer les conditions d’existence des plus démunis de la société.

Laurent Lamothe et son équipe sont sur la bonne voie d’apporter des solutions à certains grands problèmes nationaux.

Pourquoi NewmRessources minières : Que recèlent les collines d’Haiti ?  dans Haiti cherieont, Eurasian et d’autres entreprises minières ont-elles attendu des années pour obtenir la signature d’une convention, pour ensuite violer la loi haïtienne avec le protocole d’entente ?

Si les calculs des géologues disent vrai, les montagnes au Nord d’Haïti contiennent des centaines de millions d’onces d’or. Puisqu’une once d’or est actuellement négociée à 1,000.00 dollars américains (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) , une estimation chiffre la cagnotte à 20 milliards.

La mine de Pueblo Viejo, directement de l’autre côté de la frontière, en République Dominicaine, dans la même « ceinture de minéralisation » qui s’étend d’un bout à l’autre de l’île, renferme la plus grande réserve aurifère des Amériques. Ayant déjà permis de produire 5,5 millions d’onces d’or, elle en contient au moins 23,7 millions de plus. Elle est également riche en argent : 25,2 millions d’onces déjà et 141,8 millions à extraire.

Vu les réserves apparemment vastes d’Haïti (et son faible gouvernement), il n’est pas étonnant que le géant minier Newmont se soit associé avec Eurasian, dirigée par un ancien cadre de Newmont. Eurasian, par l’entremise de son associée locale, l’entreprise Marien Mining, contrôle différents types de concessions représentant une plus grande partie du territoire d’Haïti que toute autre entreprise : l’équivalent d’un dixième du pays.

Une petite entreprise minière haïtiano-étasunienne, VCS, et son entreprise associée locale, Delta Mining, possèdent ou contrôlaient, jusqu’à tout récemment, des concessions couvrant 300 kilomètres carrés dans le Nord ; l’entreprise canadienne Majescor et ses partenaires haïtiens possèdent des licences pour 450 kilomètres carrés de plus.

Ensemble, les entreprises étrangères possèdent des permis de recherche ou d’exploration pour un tiers du Nord d’Haïti, 15 pour cent du territoire du pays.

Majescor a plusieurs longueurs d’avance sur ses rivales, ayant récemment entamé la phase d’ « exploitation » pour l’une de ses concessions. Cependant, VCS et Newmont-Eurasian la talonnent. Toutes ces entreprises reconnaissent le potentiel d’Haïti.

« Haïti est le géant endormi des Caraïbes ! », a dit un partenaire de Majescor récemment, alors que le président d’Eurasian, David Cole, s’est vanté, lors d’une émission de radio, de : « […] contrôler plus de 1,100 milles carrés de terres ».

Un investisseur qui se qualifie de « géologue mercenaire » a écrit : « il est évident qu’il existe un risque géopolitique important en Haïti. Mais la géologie est simplement trop bonne ».

La géologie est en effet très bonne. Un seul petit site d’Eurasian, le gisement de Grand-Bois, pourrait contenir au moins 339,000 onces d’or (d’une valeur de 5 milliards 400 millions de dollars américains au prix d’aujourd’hui) et 2 milliards 300 millions d’onces d’argent.

Bonne en effet, mais il y a un prix élevé à payer.

Mines à ciel ouvert à l’horizon

Parce que, dans la majorité des endroits, les gisements de cuivre, d’argent et d’or sont pour la plupart répartis comme de minuscules grains dans la boue et les pierres – ce qui est parfois appelé « or invisible » – ,cette onéreuse exploitation minière à ciel ouvert est souvent la seule option, mais l’entreprise associée d’Eurasian, Newmont, connaît bien ce mode d’exploitation.

Le géant minier a ouvert la première mine à ciel ouvert au Nevada, en 1962, et a ensuite creusé au Ghana, en Nouvelle–Zélande, en Indonésie, et dans d’autres pays.

Au Pérou, Newmont exploite l’une des plus grandes mines aurifères à ciel ouvert du monde : la mine de 251 kilomètres carrés de Yanacocha. Il y a peu de temps, Newmont a été accusée de trafic d’influence, lorsque la lumière a été faite sur ses liens avec l’ancien maître espion péruvien Vladimiro Montesinos.

Après avoir présumément aidé Newmont à négocier des termes favorables, un ancien employé du Département d’État des États-Unis d’Amérique est devenu salarié de Newmont. L’entreprise a également été accusée d’avoir déversé du mercure et du cyanure.

Imperturbable, Newmont a récemment entrepris la mise en chantier d’une mine d’envergure, la « Minas Conga ».

Cependant, les cultivatrices et cultivateurs, les écologistes et les autorités locales ont jusqu’à maintenant contrecarré ses plans à l’aide de manifestations massives et devant les tribunaux.

Le mois dernier, une table ronde d’experts européens, mandatée par le gouvernement pour étudier les plans, a indiqué à Newmont qu’elle ne serait pas autorisée à drainer deux lacs des hautes Andes pour la nouvelle mine.

Le 28 mai 2012, Newmont n’avait pas encore décidé de la voie à suivre, mais une dépêche du 27 avril de l’Associated Press citait Richard O’Brien de Newmont, disant que « si ce projet de 4,8 milliards de dollars ne peut être mis en œuvre “de façon responsable au point de vue sécuritaire, social et environnemental”, tout en rapportant aussi des “dividendes acceptables” aux actionnaires, Newmont réallouera ce capital à d’autres projets de développement de notre portfolio ».

Newmont a également eu des problèmes dans d’autres pays, plus récemment au Ghana. La mine « Ahafo South » est située dans une région agricole connue comme le « grenier à vivres » du Ghana.

À cette date, elle a déplacé environ 9,500 personnes, dont 95 pour cent vivaient de l’agriculture, selon Environmental News Service.

Outre l’expulsion de cultivateurs de la terre, Newmont a contaminé l’approvisionnement local d’eau au moins une fois, de son propre aveu.

En 2010, cette compagnie acceptait de payer 5 millions de dollars US de compensation au gouvernement pour un déversement de cyanure en 2009 qui a tué du poisson et pollué l’eau potable.

Newmont concédait que les procédures en vigueur n’avaient pas été suivies, et que son personnel avait aussi omis d’aviser, comme il se doit, les autorités gouvernementales ghanéennes.

Tout en accueillant les bénéfices éventuels, que des mines bien construites et bien supervisées pourraient apporter à Haïti, Dieuseul Anglade, ancien directeur du bureau des mines et de l’energie (Bme) et d’autres experts haïtiens se montrent préoccupés à l’effet qu’une mine à ciel ouvert – qui, à toutes fins utiles, s’approprie d’importantes quantités de cyanure pour séparer le minerai d’or de la gangue -, pourrait s’avérer dangereuse pour l’environnement déjà fragile d’Haïti.

En République Dominicaine voisine, une mine d’or – contrôlée par le gouvernement – a causé tellement de contamination que les rivières de la région coulent encore avec une eau rougeâtre, à mesure que la pluie rejette des métaux du minerai laissé aux alentours.

« L’exploitation minière peut causer de graves problèmes environnementaux », fait remarquer l’ancien ministre haïtien de l’environnement à l’occasion d’une récente entrevue.

À ce poste au milieu des années mille neuf cent quatre-vingt-dix (1990), Yves-André Wainwright signait les deux conventions minières existantes.

Outre les soucis qu’il se fait concernant les métaux lourds, certaines des surfaces de concession sont formées de « montagnes humides », indiquait cet ingénieur-agronome de formation.

Ce qui signifie qu’elles jouent « un rôle important pour la biodiversité et doivent être protégées, dès la phase de prospection ».

C’est là aussi que vivent des dizaines de milliers de familles de cultivatrices et cultivateurs.

Cependant, on n’a jamais vu l’ombre d’un membre du personnel du ministère de l’environnement sur les sites miniers, d’après des journalistes des stations de radios communautaires dans les zones affectées.

En fin de compte, ce qui inquiète Wainwright, aussi bien qu’Anglade et d’autres observateurs, c’est l’incapacité de « l’État faible » haïtien d’exercer un contrôle sur les compagnies minières et les dégâts environnementaux potentiels.

« Nous avons un personnel compétent au bureau des mines, mais ils n’ont pas les moyens de mener à bien leurs tâches, », souligne Wainwright.

« Tout l’argent, qui provient des carrières de sable et d’autres mines, aboutit directement au ministère des Finances. De ce fait, même si c’est un secteur qui fait entrer de l’argent, le Bme est dans la dèche ».

Le jugement de Wainwright semble se vérifier.

Un audit des véhicules du Bme, dévoilé au mois de janvier 2012, montrait que, des 17 véhicules, seulement cinq (5) étaient en condition de rouler. Douze (12) étaient hors d’usage.

Et, avec un budget d’environ 1 million de dollars, le Bme est aussi à court de personnel. Seulement le quart des 100 employés détient un diplôme universitaire. Un autre 13 pour cent est formé de « techniciens ». Le reste est constitué par le secrétariat et le personnel de « soutien ».

« Le gouvernement ne nous donne pas les moyens nécessaires pour être à même de superviser les compagnies », confirmait Anglade à l’occasion d’une entrevue accordée, alors qu’il était toujours à la tête du Bme.

« Le gros de notre budget va pour les salaires. Nous n’avons pas réellement un budget d’opération ».

La branche d’investissement pour le secteur privé de la Banque mondiale – la société financière internationale (International Finance Corporation) – a investi dans Eurasian pour l’exploration en Haïti. La Banque affirme qu’Eurasian et Newmont ont de bons antécédents, mais est également consciente des éventuels effets négatifs de l’exploitation minière et reconnaît les défis auxquels font face le gouvernement haïtien et d’autres « États faibles ».

« Souvent le gouvernement du pays hôte n’a pas beaucoup de possibilités, spécialement en ce qui a trait aux aspects environnementaux et sociaux, » expliquait Tom Butler, responsable à l’échelle internationale des investissements miniers de la société financière internationale.

« (Mais) une des choses qu’on ne fait pas, c’est dire au gouvernement quoi faire avec l’argent qu’il reçoit ».

[apr akj 06/06/2012 0:14]

5
juin 2012

« Ti manman cheri » où est ta carte rose ? dans PolitiqueDécidément le président de la République ne finira pas de prendre des initiatives. Chaque jour apporte la sienne. Elles se suivent et se ressemblent certaines fois. Banm limyè, Banm lavi, Aba grangou, Ti manman cheri et Kat woz, la toute dernière en date, sont parmi les plus connues du nouveau pouvoir. Coincées dans l’antre du Palais national, ces initiatives peinent à atterrir. Le dosage de certains programmes pilotes ou en plein déroulement laisse souvent à désirer et les résultats sont encore dans l’impasse. Pas de méthodologie. Véritable illusion. Ces impulsions frisent parfois l’absurdité. Cependant, ces intentions sont pour le moins bonnes. Que valent finalement les initiatives de Michel Joseph Martelly, se demande plus d’un.

Le président Martelly semble vouloir vraiment marquer son quinquennat. Mais comment ? Néophyte on ne peut plus et égocentrique comme lui seul, la dynamique de ses petits projets se déroule dans un environnement pour le moins bancal. Cependant, sa méthodologie laisse encore à revoir. Les énergies de l’ancien chanteur doivent, de préférence, être canalisées au profit de la population et non d’un clan ou d’un secteur particulier. .

Les différentes dispositions du camp rose et blanc sont-elles pensées ou planifiées ? Peuvent-elles survivre au-delà du quinquennat de Martelly ? L’identification de certaines activités au clan rose et blanc, n’est-ce pasles réduire à leur plus simple expression ? Tout ce qui se conçoit au Palais national, « made in » fondation rose et blanc ou la famille Martelly en écarte le gouvernement. En témoigne « Aba grangou ». .

Michel Martelly, un an après, semble être encore en campagne. Les retombées de ses différentes initiatives se font encore attendre. Un simple inventaire de certains programmes lancés (Ban m limyè, Ban m lavi et Aba grangou) peut montrer à quoi on doit s’attendre avec ces inspirations qualifiées de frasques par certains politiques. .

Autant le pouvoir lance des programmes autant la population semble être dans le besoin. Le politologue Jean-Baptiste Remarais croit savoir que l’administration de Martelly touche les vrais problèmes de la société. Cependant, a-t-il mentionné, la façon dont les problèmes sont abordés laisse prévoir un populisme avéré. Où est le ministère des Affaires sociales au sein de ces programmes sociaux ? s’interroge-t-il ? .

Au secours des « Ti manman cheri » ?

Les deux derniers programmes sociaux lancés au cours de cette semaine font encore des vagues au sein de la classe politique et d’autres secteurs vitaux de la vie nationale. Le jour de la fête des Mères, le Premier ministre Laurent Lamothe, la Première dame, Sophia Martelly, des membres du nouveau gouvernement et de la communauté internationale ont donné le coup d’envoi d’un fameux programme dénommé « Ti manman cheri ». .

Des sommes de 400, 600 et 800 gourdes seront distribuées aux familles ayant des enfants à l’école via leur téléphone portable. Les mères seront sélectionnées à partir de certaines écoles qui seront choisies par les responsables de la primature. Un programme visant à réduire l’extrême pauvreté, laisse entendre Laurent Lamothe. .

Cependant, le véritable drame du programme, selon le professeur Fritz Dorvilier, spécialiste en développement et population, réside dans sa conception. Le professeur croit savoir que c’est anormal d’accorder des primes à des femmes ayant beaucoup plus d’enfants. Selon lui, « Ti manman cheri » contribuera à faire plus de mal à Haïti. .

Pour le professeur de sociologie contemporaine, la question démographique va de pair avec le développement. Il s’est dit étonné de voir que le Premier ministre parle de pays émergent en 2030, alors qu’il vient de lancer un programme visant à encourager les femmes à enfanter. De l’avis de M. Dorvilier, le programme est conçu sens dessus-dessous. « Les mères ayant beaucoup plus d’enfants devraient recevoir moins d’argent en vue de les décourager », soutient-il. L’accroissement démographique ne suscite pas le développement pour autant. .

Carte rose, carte de quelle sécurité ?

La dernière initiative du chef de l’État est sa fameuse carte de sécurité sociale. « La carte rose », sa couleur mythique, depuis l’ère de Sweet Micky. Une intention pour le moins pragmatique. La question de sécurité sociale a déjà fait couler encre et salive et a été l’objet de tous les débats au cours de différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir. C’est pourquoi, dit-on, comme le programme de la scolarité gratuite, l’idée de sécuriser socialement les familles haïtiennes est louable. .

Néanmoins, le problème reste et demeure entier. Quel est le degré d’implication du ministère de la Santé dans une telle initiative ? Cette question de carte rose, lancée par le Palais national, est sectaire et réductrice. Michel Martelly laisse entrevoir trop de clanisme dans ses initiatives. Le Palais national ne peut être en aucun cas le lieu ou sont pensées toutes les initiatives sans inclure le gouvernement en entier. .

Comme beaucoup d’autres initiatives, cette dernière est estimable et méritoire. Cependant, l’on continue à se demander quand le Palais national laissera au gouvernement le soin de se pencher sur le sort des déshérités. Les programmes sociaux doivent être structurés au niveau des ministères pour être viables et durables. Ces initiatives doivent aller au-delà de la personne d’un chef de l’État. Comme le Brésil, Haïti a les potentialités de sortir de cette ornière de pauvreté et de misère.

Joseph Chanoine Charles,Le matin

1...56789...11

LE BLOG "FORCE OUEST G... |
Mouvementregionalistehumaniste |
Socialisme ou Barbarie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le blog de la Ferc-Sup CGT ...
| Debat Politique Algerienne
| Mohamed Boye