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Gros plan sur Haiti,la terre de Toussaint Louverture

Archive pour la catégorie 'Politique'


« Ti manman cheri » où est ta carte rose ?

5 juin, 2012
Politique | Pas de réponses »

« Ti manman cheri » où est ta carte rose ? dans PolitiqueDécidément le président de la République ne finira pas de prendre des initiatives. Chaque jour apporte la sienne. Elles se suivent et se ressemblent certaines fois. Banm limyè, Banm lavi, Aba grangou, Ti manman cheri et Kat woz, la toute dernière en date, sont parmi les plus connues du nouveau pouvoir. Coincées dans l’antre du Palais national, ces initiatives peinent à atterrir. Le dosage de certains programmes pilotes ou en plein déroulement laisse souvent à désirer et les résultats sont encore dans l’impasse. Pas de méthodologie. Véritable illusion. Ces impulsions frisent parfois l’absurdité. Cependant, ces intentions sont pour le moins bonnes. Que valent finalement les initiatives de Michel Joseph Martelly, se demande plus d’un.

Le président Martelly semble vouloir vraiment marquer son quinquennat. Mais comment ? Néophyte on ne peut plus et égocentrique comme lui seul, la dynamique de ses petits projets se déroule dans un environnement pour le moins bancal. Cependant, sa méthodologie laisse encore à revoir. Les énergies de l’ancien chanteur doivent, de préférence, être canalisées au profit de la population et non d’un clan ou d’un secteur particulier. .

Les différentes dispositions du camp rose et blanc sont-elles pensées ou planifiées ? Peuvent-elles survivre au-delà du quinquennat de Martelly ? L’identification de certaines activités au clan rose et blanc, n’est-ce pasles réduire à leur plus simple expression ? Tout ce qui se conçoit au Palais national, « made in » fondation rose et blanc ou la famille Martelly en écarte le gouvernement. En témoigne « Aba grangou ». .

Michel Martelly, un an après, semble être encore en campagne. Les retombées de ses différentes initiatives se font encore attendre. Un simple inventaire de certains programmes lancés (Ban m limyè, Ban m lavi et Aba grangou) peut montrer à quoi on doit s’attendre avec ces inspirations qualifiées de frasques par certains politiques. .

Autant le pouvoir lance des programmes autant la population semble être dans le besoin. Le politologue Jean-Baptiste Remarais croit savoir que l’administration de Martelly touche les vrais problèmes de la société. Cependant, a-t-il mentionné, la façon dont les problèmes sont abordés laisse prévoir un populisme avéré. Où est le ministère des Affaires sociales au sein de ces programmes sociaux ? s’interroge-t-il ? .

Au secours des « Ti manman cheri » ?

Les deux derniers programmes sociaux lancés au cours de cette semaine font encore des vagues au sein de la classe politique et d’autres secteurs vitaux de la vie nationale. Le jour de la fête des Mères, le Premier ministre Laurent Lamothe, la Première dame, Sophia Martelly, des membres du nouveau gouvernement et de la communauté internationale ont donné le coup d’envoi d’un fameux programme dénommé « Ti manman cheri ». .

Des sommes de 400, 600 et 800 gourdes seront distribuées aux familles ayant des enfants à l’école via leur téléphone portable. Les mères seront sélectionnées à partir de certaines écoles qui seront choisies par les responsables de la primature. Un programme visant à réduire l’extrême pauvreté, laisse entendre Laurent Lamothe. .

Cependant, le véritable drame du programme, selon le professeur Fritz Dorvilier, spécialiste en développement et population, réside dans sa conception. Le professeur croit savoir que c’est anormal d’accorder des primes à des femmes ayant beaucoup plus d’enfants. Selon lui, « Ti manman cheri » contribuera à faire plus de mal à Haïti. .

Pour le professeur de sociologie contemporaine, la question démographique va de pair avec le développement. Il s’est dit étonné de voir que le Premier ministre parle de pays émergent en 2030, alors qu’il vient de lancer un programme visant à encourager les femmes à enfanter. De l’avis de M. Dorvilier, le programme est conçu sens dessus-dessous. « Les mères ayant beaucoup plus d’enfants devraient recevoir moins d’argent en vue de les décourager », soutient-il. L’accroissement démographique ne suscite pas le développement pour autant. .

Carte rose, carte de quelle sécurité ?

La dernière initiative du chef de l’État est sa fameuse carte de sécurité sociale. « La carte rose », sa couleur mythique, depuis l’ère de Sweet Micky. Une intention pour le moins pragmatique. La question de sécurité sociale a déjà fait couler encre et salive et a été l’objet de tous les débats au cours de différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir. C’est pourquoi, dit-on, comme le programme de la scolarité gratuite, l’idée de sécuriser socialement les familles haïtiennes est louable. .

Néanmoins, le problème reste et demeure entier. Quel est le degré d’implication du ministère de la Santé dans une telle initiative ? Cette question de carte rose, lancée par le Palais national, est sectaire et réductrice. Michel Martelly laisse entrevoir trop de clanisme dans ses initiatives. Le Palais national ne peut être en aucun cas le lieu ou sont pensées toutes les initiatives sans inclure le gouvernement en entier. .

Comme beaucoup d’autres initiatives, cette dernière est estimable et méritoire. Cependant, l’on continue à se demander quand le Palais national laissera au gouvernement le soin de se pencher sur le sort des déshérités. Les programmes sociaux doivent être structurés au niveau des ministères pour être viables et durables. Ces initiatives doivent aller au-delà de la personne d’un chef de l’État. Comme le Brésil, Haïti a les potentialités de sortir de cette ornière de pauvreté et de misère.

Joseph Chanoine Charles,Le matin

Haïti-Constitution amendée : Martelly prêt à violer la loi-mère et risquer son mandat ?

5 juin, 2012
Politique | Pas de réponses »

Haïti-Constitution amendée : Martelly prêt à violer la loi-mère et risquer son mandat ?  dans Politique martelly29mai2012-300x289L’administration Martelly / Lamothe, qui prône le changement, semble s’inscrire dans la droite ligne d’une prochaine violation de la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 en annonçant la prochaine publication du texte amendé en mai 2011, un document empreint d’irrégularités et de controverses, selon diverses réactions recueillies par l’agence en ligne AlterPresse.

« Je pense que la solution de sagesse et responsable serait de ne pas publier (le texte amendé) et de faire une déclaration d’amendement à la fin [en 2014] de la [présente] législature », déclare à AlterPresse le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Carlos Hercule.

C’est d’ailleurs l’avis exprimé par les constitutionnalistes Mirlande Hyppolite Manigat et Georges Michel, le politique Evans Paul (dit K-Plim) et la plateforme des organisations haïtiennes de défense des droits humains (Pohdh) à la veille de la commémoration des 25 années d’adoption de la Constitution du 29 mars 1987.

De plus, l’administration politique, sous laquelle est publiée une version amendée de la Constitution, ne saurait nullement bénéficier de la nouvelle version de la loi-mère, suivant les prescriptions de la charte fondamentale d’Haïti encore en vigueur.

Mais, l’actuelle administration politique semble vouloir ignorer ces conseils.

Le jeudi 31 mai 2012, le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, a confirmé l’intention de la présidence de publier la version corrigée de la Constitution au cours de ce mois de juin 2012, plus d’une année depuis le vote à la va-vite du mois de mai 2011, à la fin de mandat du président René Garcia Préval.

L’amendement, qui a justement eu lieu dans des conditions irrégulières au mois de mai 2011, est foncièrement contesté par une grande partie des parlementaires membres de la 49e législature en cours.

Pour ces élus, en plus d’être entaché d’irrégularités, le texte – publié dans le journal officiel « Le Moniteur », en date du 13 mai 2011 – ne reflète nullement le vote intervenu.

Le président de la république Joseph Michel Martelly, le président du sénat Dieuseul Simon Desras et celui de la chambre des députés Levaillant Louis Jeune auraient apporte des modifications dans la version corrigée de la Constitution amendée, selon des informations circulant dans la presse nationale.

Aucun démenti ni confirmation ne sont faits, jusqu’à date, par les dirigeants cités.

Une démarche, qui resterait un « mauvais précédent », un « problème assez grave (…), une violation de la Constitution », car seule l’Assemblée nationale (la réunion des 2 chambres) a « la compétence exclusive » de modifier un texte de loi (voté), souligne Me. Carlos Hercule.

Cette affaire devrait déjà appartenir au passé, depuis l’arrêté adopté par Martelly – peu de temps après sa rentrée en fonction (le samedi 14 mai 2011) – pour procéder au retrait de la publication (par son prédécesseur Preval) de la version amendée, estime le juriste Henri Marge Dorléans.

Le plus compliqué est de savoir qui va signer la version remaniée, s’inquiète Dorléans.

« L’équipe solide » de Michel Martelly et de Laurent Lamothe paraît être sur le point de « falsifier la signature de (René Garcia) Préval, la signature de (Jean Max) Bellerive (ancien premier ministre) et la signature de tous les ministres » de l’exécutif précédent, s’alarme encore le juriste.

Pour que Martelly enclenche un nouveau processus d’amendement, il doit attendre la fin de la 49e législature (en l’année 2014).

Martelly se retrouve, ainsi, face à l’un des plus grands enjeux depuis le début de son mandat le 14 mai 2011.

La décision de publier la version corrigée de la Constitution amendée aurait été poussée par [« les conseils » de] la communauté internationale, avancent plus d’uns.

Parfaitement illégale, une telle décision mettrait aussi en péril le pouvoir du président chanteur.

[srh kft rc apr 04/06/2012 12:27]

Face à Face Martelly et groupe des Neuf Sénateurs

2 juin, 2012
Politique | Pas de réponses »

Face à Face Martelly et groupe des Neuf Sénateurs dans Politique Martelly-yes-300x194La publication du texte portant révision de la Constitution de 1987 sera faite au début du mois de juin. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du président Martelly, Lucien Jura. Plus d’un an après avoir rapporté le document qui avait été publié par son prédécesseur, le chef de l’État change de position. Les raisons de ce revirement demeurent encore inconnues. Certains analystes y voient la patte de l’international.

Toutefois, selon certains spécialistes en droit, notamment Monferrier Dorval, l’amendement « n’était jamais sortie de vigueur ». « Un arrêté ne peut rapporter une loi constitutionnelle », avait alors agité le docteur en droit public dans son plaidoyer. Les tractations autour de cette loi sont légion. Les coups bas aussi. Quel a été le nouveau deal à la base de cette republication du texte ? Nul ne sait. Plusieurs commissions avaient déjà travaillé sur une reconstitution de la séance de l’Assemblée constituante. Aucun des travaux n’a été publiquement adopté. D’ailleurs, Simon Dieuseul Desras avait lancé une mise en garde à ces groupes qu’il accusait de vouloir se substituer au Parlement.

Le porte-parole de la présidence n’a pas mentionné si des corrections avaient été apportées au document. Dans un premier temps, le pouvoir Martelly avait estimé que le texte avait été falsifié. Pourtant, dans un second temps, lorsque les rapports se sont dégradés avec le Parlement, l’amendement a servi d’instrument de chantage. Plusieurs promesses de publication ont été faites. Qui n’ont jamais été tenues. Peut-on publier un texte qui ne traduit pas la déclaration d’amendement demandée par l’équipe sortante ? Et Martelly a-t-il le droit de publier un amendement qu’il n’a pas lui-même commandité ?

La résistance s’organise…

Neuf sénateurs, parmi lesquels les huit qui ont abandonné la séance de ratification de Laurent Lamothe, se sont opposés à la publication de l’amendement. Anick François Joseph a rappelé à l’exécutif que seule l’Assemblée nationale avait la compétence de corriger ou de modifier la Constitution ou d’amender un texte de loi. Ces amendements seraient nuls, puisqu’ils furent entachés d’irrégularités et de fraudes diverses, a expliqué le sénateur de l’Artibonite.

Jeu d’intérêts, pressions internationales. Les causes avancées par les neuf alliés, qui motiveraient cette publication, sont diverses. Ils invitent le Président à attendre la fin de la législature pour soumettre une autre proposition d’amendement et rentrer ainsi dans la légalité. Entre autres, les neuf pressent le chef de l’État de former un nouveau Conseil électoral provisoire pour organiser les prochaines élections municipales et sénatoriales.

Retour aux valeurs d’antan

« Martelly n’a pas de projet », il a des idées, selon Andris Riché, qui place le plaidoyer des neuf au-delà d’une simple affaire de publication d’amendement. « N’étant pas un homme de parti, le Président ne va pas pouvoir avancer », prédit-il. Il s’enlise. Le pays serait dirigé par des slogans et des saupoudrages des problèmes réels par des actions personnelles éphémères. La première année du mandat de M. Martelly serait aussi un appendice de la campagne électorale, à entendre M. Riché. Le Président n’a pas les moyens de sa politique. Tout doit se faire suivant un plan, soutient-il, pour éviter de construire un « État d’assistanat ».

Il faut redonner confiance à l’Haïtien. La folie ambiante envahit l’esprit des gens, et les valeurs de jadis se perdent. Toute la structure de l’État vacille. « Tout le monde est à vendre dans ce pays. Et tente de profiter des situations faciles. » L’opportunisme prend le pas sur le travail, déplore Andris Riché. La corruption grandit avec cette attitude attentiste. L’espoir est ailleurs. Le dilettantisme politique gagne toute la population. Notre dignité de peuple s’évapore. Lentement.

Andris Riché déplore le comportement de ses pairs, qui discrédite le Grand Corps. « Un Sénateur, autrefois ce fut un homme honorable. Un symbole de moralité. » Aujourd’hui, c’est une personnalité quelconque, en mal d’image. Le tour joué à Kelly C. Bastien lors de la formation du gouvernement Lamothe montre à clair, estime Riché, que le respect des gens a régressé. Le patriotisme ne signifie plus rien. C’est à la base qu’il faut aller chercher la solution au mal qui nous ronge, croit-il. « Nous avons créé un État, mais pas un État-nation ». Le projet commun n’existe donc pas.

L’Haïtien n’est plus fier. Pourtant être haïtien fut un titre honorifique, gagné par nos ancêtres à la sueur de leur front. L’idéal de 1804 est foulé au pied. Les pressions exercées sur le Président pour publier l’amendent, c’est une autre manière, dénonce Andris Riché, de donner à l’étranger un outil de domination de plus, après la loi d’urgence de 2010. « Les dirigeants de ce pays ont tellement de choses à cacher, pour plaire à l’international et éviter d’éventuelles représailles, qu’ils sont prêts à tout ». Jusqu’à hypothéquer l’avenir de leurs compatriotes pour sauver leur peau, a martelé Riché.

« Le projet démocratique de 1986 a été saboté.» Seul un rassemblement des forces progressistes de ce pays autour d’un contrat social bien défini, prône Riché, peut aider à matérialiser notre légende « l’Union fait la force ». Divisé, le Sénat est de plus en plus fragilisé et risque de se dissoudre en cas de démission de certains sénateurs. Un plan serait déjà en branle. En tout cas, l’élu de la Grand-Anse dénonce cette stratégie honteuse en prônant l’unité, et la création d’un nouveau projet de société. Encadré: les noms des 9 sénateurs Steven Benoit Andris Riché Moïse Jean Charles Wesner Polycarpe Jean Baptiste Bien-Aimé Anick François Joseph Jean William Jeanty Francisco De Lacruz Franky Exius

Lionel Edouard
doulion29@yahoo.fr
Source:Le matin
Mobilisation contre la MINUSTAH ce 1er Juin en Haiti

31 mai, 2012
Politique | Pas de réponses »

Mobilisation contre la MINUSTAH ce 1er Juin en Haiti dans Politique MinustahA l’occasion du huitième anniversaire (juin 2004 – juin 2012) du déploiement de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah), plusieurs organisations nationales et internationales projettent de manifester, sous diverses formes, contre la présence de la force onusienne sur le territoire national, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Démonstration dans les rues, expositions de photos et de documents sur les actions de la Minustah, conférences–débats figurent parmi les activités de mobilisation contre les forces onusiennes.

A Port-au-Prince, une manifestation est projetée, ce vendredi 1er juin 2012, du fort national (grand quartier populaire surplombant la capitale, au nord-est) pour aboutir devant les locaux du parlement (à proximité du bord-de-mer, à l’ouest) par le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra [1] ainsi que Asosyasyon kominikatèz ak kominikatè popilè (association des communicatrices et communicateurs populaires / Akp).

« Desalin, prete n kòlè w pou n mete Minista deyò » (Dessalines [2], passe-nous ta colère pour déloger la Minustah dans le pays) est le thème de la manifestation annoncée.

« Les Nations-Unies ont prétexté qu’ils sont venus pour la stabilisation du pays lors de leur première intervention dans le pays, alors qu’Haïti n’était pas en guerre, encore moins en guerre civile. Ce qui sous-entend qu’ils ont fardé la vérité pour s’immiscer dans le pays », argumente le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra.

Or, pendant cette longue période d’occupation d’Haïti par ces milliers d’étrangers sous le couvert de la force de maintien de la paix, les troupes de la Minustah ont commis des forfaits sur nombre de citoyennes et citoyens dans le pays, en particulier sur des jeunes filles et de jeunes garçons violé par des soldats bénéficiant de l’immunité.

Pour le collectif de mobilisation en faveur des victimes du choléra, « il est difficile de compter la quantité de cas d’injustice, commis par ces soldats qui se réclament de la force de stabilisation du pays durant ces huit dernières années » [de 2004 à 2012].

Même les autorités dans les plus hautes sphères de l’État, comme des parlementaires et des policiers nationaux, ont été, pour ainsi dire, humiliés par des soldats de la Minustah, rapportent les organisations qui réclament le départ de la force onusienne.

« En plus des actes de répression qui leur sont reprochés, les actes de viols sur les mineurs, les fillettes et les petits garçons, le vol des cabris des paysans, l’implication des soldats de la Minustah dans des cas de meurtres, des actes de corruption, il faut signaler l’importation d’une souche de l’épidémie de choléra qui a déjà causé la mort à plus de 7 mille personnes et provoquant l’infection de plus de 5 cent mille autres », rappelle une note cosignée par le collectif et Akp.

Les deux regroupements assimilent les faits reprochés à la Minustah à des crimes contre l’humanité, qui ne devraient pas rester impunis.

Les initiatives de mobilisation, prévues par différentes organisations politiques, syndicales et populaires contre la Minustah, contre la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (Cirh), contre le fonds monétaire international (Fmi), contre la banque mondiale, contre le pillage de réserves du sous-sol haïtien, auront lieu simultanément, ce vendredi 1er juin 2012, dans plusieurs pays des Amériques, tels : le Brésil (qui coordonne la Minustah et qui a le plus fort contingent de militaires dans la force onusienne), les États-Unis d’Amérique, le Mexique, l’Uruguay, le Pérou, la Bolivie, l’Équateur, plusieurs pays des Caraïbes (Martinique, Guadeloupe, Trinidad et Tobago, Dominique) ainsi que la France. [jep rc apr 31/05/2012 18 :07]

[1] Les premiers cas de l’épidémie de choléra ont été identifiés le 18 octobre 2010, à proximité d’une base népalaise de la Minustah, près de la rivière Myel, à Mirebalais, à 68 km au nord-est de la capitale.

[2] Après la capture de Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines a pris la tête du soulèvement des esclaves révoltés de Saint-Domingue, avec Henri Christophe et Alexandre Pétion (entre autres) pour combattre et chasser les colons français, et proclamer l’indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804 aux Gonaïves, à 171 km au nord de Port-au-Prince.

Alter presse

La reconduction automatique des secrétaires d’Etat est anormale, jugent le sénateur Moise Jean Charles et le dirigeant politique Evans Paul

28 mai, 2012
Politique | Pas de réponses »

La reconduction automatique des secrétaires d’Etat est anormale, jugent le sénateur Moise Jean Charles et le dirigeant politique Evans Paul dans Politique moiseLe sénateur Moise Jean Charles (Nord) s’est étonné vendredi, dans une interview accordée à Radio Kiskeya, de la reconduction automatique des secrétaires d’Etat du gouvernement Martelly/Conille, y compris de ceux d’entre eux qui avaient été dénoncés par le parlement pour leur nationalité étrangère présumée.

« Le sénat devrait assumer ses responsabilités par rapport à une telle situation », selon le parlementaire qui en a profité pour fustiger ses collègues qui avaient approuvé sans discernement, selon lui, à la fois l’énoncé de politique générale du premier ministre Laurent Lamothe et la composition de son gouvernement.

Evans Paul de la Konfédération de l’Unité Démocratique (sigle créole KID) estime qu’un arrêté de confirmation des secrétaires d’Etat à leurs postes devrait être publié, de la même manière qu’une telle disposition est venue confirmer à leurs postes certains membres du précédent gouvernement. « Il s’agit d’une grave atteinte aux normes administratives », considère l’ex-maire de Port-au-Prince. Il appelle l’autorité compétente à rectifier   rapidement le evens-paul-300x220 dans Politiquetir.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle situation se présente. Des secrétaires d’Etat appointés par la première ministre Michèle Duvivier Pierre Louis avaient été automatiquement reconduits au sein du gouvernement Bellerive qui lui avait succédé en novembre 2009. Le président Préval ainsi que ses alliés politiques au parlement n’avaient alors tenu aucun compte des récriminations exprimées à ce sujet dans divers milieux.

jmd/Radio Kiskeya]

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