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Gros plan sur Haiti,la terre de Toussaint Louverture

Archive pour la catégorie 'Alerte'


Eric Jean Baptiste refuse de payer un jeune gagnant de Père Eternel Lotto

9 octobre, 2015
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ericWildor Dorlus est le nom d’un jeune haïtien de la classe moyenne qui a gagné à deux reprises à la loterie de New York chez Père Eternel Lotto et qui n’a jamais eu ses gains de la part du propriétaire de cette banque de borlette, Eric Jean Baptiste, actuellement candidat à la présidence d’Haïti.

En date du 24 septembre 2005, le jeune Wildor Dorlus a gagné avec la combinaisonphoto 5 extra 862+96 qu’il a jouée au prix de 50 gourdes chez Père Eternel Lotto, cela lui permettrait de gagner 250.000 dollars haitiens.

Furieux du fait que le jeune Dorlus a pu gagner une telle somme, Eric Jean Baptiste accompagné d’un groupe d’individus armés est intervenu auprès du jeune gagnant pour exercer de forte pression sur lui dans le but de le forcer à renoncer à son gain.

photo 1Le propriétaire de Père Eternel Lotto a utilisé son pouvoir financier sur le système judiciaire haïtien pour obtenir le 28 septembre 2005 l’emprisonnement du jeune homme qui a été relâché 18 jours après sur un simple ordre de libération.

Eric Jean Baptiste a jeté en prison Wildor Dorlus sous prétexte que ce dernier était enphoto 3 possession d’une fausse fiche, or l’affaire a été déjà portée par devant l’Association nationale des tenanciers de Borlette qui avait constaté et reconnu que la fiche présentée par le gagnant était correcte.

Face à l’injustice d’Eric Jean Baptiste, Wildor Dorlus a fait preuve de détermination en décidant de continuer à jouer. Le Samedi 16 février 2008, il a encore gagné chez Père Eternel en jouant la combinaison extra 280+61 à une banque qui se trouve à Martissant 17 #43. Cette combinaison a été jouée au prix de 50 gourdes, ce qui a photo 2permis à Wildor Dorlus de gagner une nouvelle fois 250.000 dollars haitiens.

Encore une fois, Eric Jean Baptiste a refusé de payer le gagnant qui s’est, après maintes démarches, référé au cabinet d’avocats Pétion et associés pour entamer une procédure judiciaire contre Eric Jean Baptiste, aujourd’hui candidat à la présidence, pour lui forcer à payer ses dettes.

Ne voulant pas se questionner sur la moralité du propriétaire de Père Eternel Lotto qui brigue aujourd’hui la magistrature suprême de l’Etat, Wildor Dorlus exige qu’il soit tout simplement payé pour ses deux combinaisons Extra gagnantes (862+96 et 280+61)

Haiti-Investissement: Une mauvaise decision de justice risque de mettre en peril un mega projet à Lafiteau

24 mars, 2015
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LafiteauEntrepris par GB Group dans la localité de Lafiteau, le mega projet Lafiteau Global” se trouve dans une impasse depuis un certain temps. Cet important investissement d’environ 150 millions de dollars qui devrait créer, selon les prévisions, plus de 20 mille emplois directs au profit du peuple haïtien, risque d’être compromis suite à un jugement manifestement injuste rendu en faveur de la UNIBANK S.A après une action judicaire intentée par cette dernière contre les héritiers Vieux/Roy.

En effet, la UNIBANK S.A pretend avoir une promesse de vente depuis 2005 sur un terrain de 400 hectares actuellement occupé par GB Group pour réaliser ce grand projet dans la localité de Lafiteau, ce après entente conclue avec les héritiers Vieux/Roy.

Suite à un premier jugement arbitraire prononcé sur cette affaire, la justice haïtienne est appelée à assumer sa responsabilité qui est de placer le mot du droit dans ce dossier. Sinon l’Etat haïtien ne peut pas logiquement s’attendre à plus d’investissements privés dans le pays dans ce contexte où les décisions de justice sont de nature à décourager les investisseurs. La législation civile haïtienne est claire sur la promesse de vente avancée et soutenue par la UNIBANK S.A pour empêcher que les héritiers Vieux/Roy négocient à GB Group ce terrain de 400 hectares nécessaire à la concrétisation du projet « Lafiteau Global ». Un projet d’intérêt général que toute la société doit défendre pour la relance tant souhaitée de l’économie nationale.

villageVu les arguments avancés par les deux parties et au regard de la loi, il est clair qu’il n’y a pas eu de promesse de vente, encore moins de vente entre les héritiers Vieux/Roy et la Unibank S.A. En effet, l’article 1374 du Code Civil haïtien stipule ce qui suit : « La promesse de vente vaut vente, lorsqu’il y a consentement réciproque des deux parties sur la chose et sur le prix ». Or les deux documents présentés à la Justice par la UNIBANK S.A à savoir une lettre du Notaire Patrick Victor datée du 19 octobre 2010 et un acte d’arpentage de l’Arpenteur Roger Lefèvre dressé du 6 au 10 mars 2006 n’ont pas établi qu’il y a eu un accord formel entre les deux parties sur une quelconque opération de vente relative à ce terrain.

Au cours d’un procès scandaleux, la Unibank S.A a reconnu qu’il n’y a eu aucun écrit constatant une entente entre elle et les héritiers Vieux/Roy sur les propriétés de Lafiteau et qu’aucun paiement n’a été fait aux propriétaires. Comment peut-on se présenter comme acheteur en pareille situation ? Or l’article 1126 du Code Civil haïtien prévoit qu’il doit être passé acte devant Notaire ou sous signature privée, de toutes choses excédant la somme de 16 gourdes.

Comment un juge ou une Cour chargé d’appliquer la loi peut reconnaitre qu’il y a eu promesse de vente en 2005 entre les héritiers Vieux/Roy en ordonnant la démolition de toutes constructions et autres érigées sur la dite propriété ? Qu’est-ce qu’on fait des lois de la République ? Peut-on rendre une décision de justice en dehors de la loi ?

La société doit élever la voix pour dénoncer et barrer la route à ce jugement arbitraire rendu en faveur de la Unibank. Le projet « Lafiteau Global » constitue un véritable espoir pour le peuple haïtien. Il serait préjudiciable pour le pays qu’un jugement illégal d’un juge le mette en péril. On n’encourage pas les investissements nationaux et étrangers quand les conflits pouvant en découler sont tranchés en violation de la loi. Aujourd’hui, on n’exige qu’une véritable décision de justice dans cette affaire pour ne pas compromettre le méga projet « Lafiteau Global ».

Qu’une Justice équitable rayonne sur Haïti pour le progrès social !

 

Marc-Michel Paillant

E-mail :marcmichelpaillant@gmail.com

MESSAGE DE RAISON AUX DÉCIDEURS POLITIQUES ET CITOYENS HAÏTIENS CONCERNÉS

26 décembre, 2012
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Défaut de mémoire chez nous ou défaut de volonté, défaut de compréhension surtout ?
 
La Question du Conseil Électoral
MESSAGE DE RAISON AUX DÉCIDEURS POLITIQUES ET CITOYENS HAÏTIENS CONCERNÉS dans Alerte 23673_115173591831648_4503924_nNous faisons, nous Haïtiens, de chaque situation, un cas d’espèce que nous appelons crise, et de manière sporadique… Crise électorale, dit-on aujourd’hui, (et cela depuis 1995 au retour du président Aristide) au vu de la situation du CEP et des sénatoriales partielles en perspective, des municipales et des collectivités territoriales. Alors qu’il s’agit en fait d’un problème de fond qui n’a jamais été traité de manière sérieuse, et responsable, par les citoyens projetés à la direction de l’État, à travers ses institutions fondamentales et chargées d’assurer la bonne marche de celles-ci, par conséquent de l’État lui-même.
Or, le bon fonctionnement de l’État, la bonne marche des institutions de l’État, sont fonction du respect de l’application stricte de la Constitution, Loi-Mère d’où émanent toutes les lois, dont les « lois d’application de la Constitution ».
Toutes les fois que la Constitution n’est pas respectée et appliquée, le pays se trouve automatiquement exposé à une crise, la Nation à un déchirement, l’État à un affaiblissement de sa base qui peut aller jusqu’à son affaissement, son effondrement, d’où la perte de son indépendance comme dans notre cas, actuellement.
La crise en gestation présentement est le résultat logique de la voie suivie pour la mise en place de l’actuel conseil de direction provisoire du Conseil Électoral Permanent, « Institution d’État indépendante» de Droit public (article 191 de la Constitution en vigueur).
On a le sentiment que, dans leur pensée, les décideurs politiques n’ont jamais voulu considérer l’Institution CEP. Ils persistent à voir toujours le CEP « Conseil de direction du Conseil Électoral Permanent »… C’est le Conseil de direction qui peut être provisoire en attendant la formation, à partir des Assemblées Départementales, du Conseil de direction devenu permanent par le jeu de rotation renouvelable par tiers tous les trois (3) ans, à l’instar du Sénat qui siège en permanence grâce au système de rotation renouvelable au tiers chaque deux (2) ans.
Logiquement, au nom du gros bon sens, en attendant les conditions requises à la formation du Conseil de direction permanent, tout Conseil de direction provisoire devrait suivre la procédure prévue par la Constitution en pareil cas pour sauvegarder le principe de l’indépendance du CEP, indépendance vis-à-vis de l’Exécutif en place, des Partis politiques, des Puissances étrangères promettant leur aide financière.
Or, au lieu de faire jouer la sagesse élémentaire, les politiciens ont préféré risquer une interprétation à savoir que la provision constitutionnelle est épuisée et qu’il faut procéder par compromis politiques; une situation identique à celle de janvier 1957, suite à la démission du juge Nemours Pierre-Louis, le Président provisoire, et le refus par les politiciens d’appliquer l’article 81 de la Constitution devant porter le juge J. B. Cinéas à la Présidence provisoire pour organiser les élections. Cette mesure a conduit à un désordre incontrôlé dans l’État : Franck Sylvain, Président de compromis, remplacé 56 jours plus tard par un Collège exécutif composé de représentants des candidats, ce qui déboucha sur la guerre civile au sein de l’Armée, puis l’arrivée de Fignolé à la Présidence et écarté 19 jours plus tard par l’Armée, et la prise du contrôle des élections par François Duvalier et tout ce que nous savons par la suite.
Le Président Aristide à son retour d’exil en 1994 lança le coup d’envoi de cette formule à sa première rencontre au Palais national avec les chefs traditionnels des Partis politiques présents au nombre de 27. Et avec sept (7) des partis, les plus proches de lui, il s’est empressé de former le Conseil Électoral Provisoire, provoquant un scandale. Serge Gilles, dénonçant le coup, s’est vu attribuer un siège avec son représentant Maurice Jeudy. Les élections qui ont suivi ont été galvaudées. Et Evans Paul, K-Plim qui s’est vu débouter pour la Mairie de Port-au-Prince au profit de Manno Charlemagne, criait sur les toits : Eleksyon Sanpwèl. Et voilà la crise électorale démarrée pour de bon. Et depuis, aucune élection crédible n’a pu avoir lieu, soit pour le renouvellement des Chambres, les municipales et les présidentielles. Toutes les élections qui ont suivi ont dû faire l’objet de négociations ou de compromis-compromissions ; les cas les plus manifestes seront les élections de Préval I, Aristide II, Préval II et Martelly.
Pourtant, dès l’annonce de cette manœuvre par le Président Aristide au Palais National, avec quelques citoyens patriotes tels Mozart Deronnet (Alliance Humaine), Claude Louissaint, Claude Roumain (Génération 2004), Gérard Dalvius (MDH), Louis Arnault Guerrier (ex-ministre des Affaires Sociales) et moi-même, Jean Gérard Pierre (Mou.Ci.De.C), nous avions jugé bon de crier “Holà” en démontrant le danger que représentaient de tels compromis politiciens pour l’équilibre de l’État et la paix sociale. Deux notes circonstancielles de cette déclaration ouverte furent envoyées au président Aristide et publiées gracieusement par le Nouvelliste. Naturellement nous n’avons pas été écoutés. Et voilà le pays plongé depuis lors dans une crise électorale qui n’en finit pas… Le Président Préval a dissout le deuxième CEP formule Aristide de compromis avec les partis politiques pour monter son propre CEP qu’il entendait diriger à sa manière, dans ses propres intérêts. Le nouveau Président arrivé au pouvoir après Préval II sans un parti politique et très loin d’une majorité dans les deux (2) Chambres, à la manière de Préval, tente de tirer son épingle du jeu en montant son propre Conseil Électoral permanent sans tenir compte des prescrits constitutionnels en la matière : car,
Sans les Collectivités territoriales en place (Conseils départementaux, assemblées départementales,..), il est impossible de former le CEP (Conseil Électoral Permanent) dont l’indépendance est garantie par le fait que l’Exécutif, le Sénat, le Pouvoir judiciaire ne choisissent pas les membres directement mais sur une liste totalisant 27 postulants présentés par les Assemblées départementales. Sur cette liste, trois sont choisis par le Pouvoir exécutif, 3 par le Pouvoir Judiciaire, 3 par l’Assemblée Nationale. Les organes suscités veuillent autant que possible que chacun des départements soit représenté (art. 192 de la Constitution)…
Donc en attendant la mise en place des Collectivités territoriales, pour quelque raison que ce soit, la procédure constitutionnelle recommande, pour garantir l’indépendance du CEP, de faire appel à des institutions neutres de la société civile telles l’Église catholique, la Fédération des Églises protestantes, le Barreau de Port-au-Prince, l’Association des Journalistes, le Conseil des Universités, le Pouvoir Judiciaire, la Chambre de Commerce et de l’Industrie, les Organismes des Droits de l’Homme, etc. pour former un CEP (Conseil électoral provisoire ou direction provisoire du Conseil Électoral Permanent) puisque l’institution Conseil Électoral Permanent existe en fait et en droit (décret du 23 février 1989 et décret du 16 juin 1989 sur l’organisation et le fonctionnement du CEP, Conseil Électoral Peremanent).
A l’époque 1988-1989 où nous étions à la direction provisoire du Conseil Électoral Permanent, nous avions l’expérience et la compétence du président du Bureau, le docteur Louis Antoine Auguste, docteur ès Sciences Économiques de Paris, maîtrisant la comptabilité publique haïtienne et les procédures de décaissement de fonds publics. Il nous a aidés à rédiger des documents importants et à prendre des actions concernant les intérêts du CEP:
1.   Le Statut particulier du CEP en tant que pouvoir d’État indépendant de Droit Public, le quatrième pouvoir, le pouvoir électoral ;
2.   L’organigramme de fonctionnement de l’institution et du conseil de direction ;
3.   Les Règlements internes ;
4.   La Loi électorale dans l’attente de la sanction d’un Parlement, publiée par décret présidentiel ;*Fev.1990*
5.   L’Obtention d’un local officiel, propriété du CEP, acheté par l’État haïtien ;
6.   La Récupération des biens meubles, mobiliers, véhicules, comptes en banques (#A-401) des deux premiers Conseils provisoires précieusement gardés par le CNG (7 millions de gourdes, à raison de cinq (5) gourdes pour un (1) dollar américain dans les banques de Jacmel, du Cap Haïtien et de Port-au-Prince, 23 véhicules…
7.   La Réalisation d’un magasin de fournitures de bureaux ;
8.   La Récupération des bases de données informatiques d’inscriptions d’électeurs réalisées par le premier et le second CEP ;
9.   L’impression de 4 millions de cartes électorales pouvant servir en permanence…
Mais avec tristesse, quelquefois, on constate que tout ceci a été galvaudé, volatilisé par nos successeurs immédiats…
Maintenant la question qu’on est en droit de se poser :
1.   Pourquoi, malgré les échecs de cette formule de compromis mettant chaque fois le pays en danger face à ses prédateurs, les politiciens persistent aujourd’hui encore dans cette voie, la dernière en date a été l’initiative de l’Exécutif actuel, sur la base de cette formule en s’attribuant directement Six (6) des neuf (9) sièges avec la complicité du Président du nouveau Conseil Supérieur de la Magistrature. Ce qui crée un désordre au niveau de cette institution qui elle-même devait être indépendante de l’Exécutif. D’où la situation d’anarchie dans l’État à laquelle nous assistons impuissants.
2.   Pourquoi depuis la publication de la Constitution, mars 1987, tous les gouvernements provisoires ou régulièrement élus, sur la base de cette Constitution ont-ils refusé d’appliquer la Constitution à ce niveau, entre autres ? Manigat, Aristide, Latortue, Préval, Martelly ont bien nommé par décrets présidentiels ayant force de loi, les délégués et vices-délégués auprès des départements et arrondissements; alors qu’ils devraient l’être auprès des Conseils départementaux et des Assemblées départementales ; or par le même procédé, le Président Martelly aurait pu normalement nommer les Conseils départementaux par consensus et désigner les membres des Assemblées départementales sur la même base du choix des membres du conseil de direction provisoire du CEP en précisant dans le décret: « en attendant les prochaines élections ». Ces Assemblées une fois installées auraient pu choisir par élection les membres pouvant faire partie du Conseil Électoral Permanent qui de toute évidence existe en tant qu’institution indépendante de Droit public (décret du 23 février 1989 et décret du 16 juin 1989).
Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? Pourquoi les parlementaires n’ont-ils pas exigé de suivre la procédure constitutionnelle existante ? Pourquoi les partis politiques, les organisations de la société civile ont-ils gardé le silence à ce sujet ?
Décidément…
Car, quel que soit le cas de figure envisagé, le principe immuable à observer est celui de l’indépendance effective du Conseil Électoral vis-à-vis de l’Exécutif en place, des partis politiques et des puissances étrangères. C’est la seule garantie du droit des citoyens à choisir souverainement leurs représentants au sein des Pouvoirs fondamentaux de l’État, dont le Pouvoir électoral, Article 58:
La souveraineté nationale réside dans l’universalité des citoyens.
Les citoyens exercent directement les prérogatives de la souveraineté par:
a) l’élection du Président de la République;
b) l’élection des membres du Pouvoir législatif;
c) l’élection des membres de tous autres corps ou de toutes assemblées prévues par la constitution et par la loi.
Et c’est la seule garantie aussi pour éviter de tomber dans la situation de 1962 quand François Duvalier modifia arbitrairement la Constitution de 1946 pour se donner un second mandat consécutif, puis un mandat de président à vie. D’où la nécessité pour nous aujourd’hui, Citoyens concernés de garder notre mémoire pour ne pas retomber dans ces travers tragiques et douloureux qu’a connu le pays trente ans durant et dont le retour s’annonce sous nos yeux.
Jean Gérard Pierre
Ex-membre et Secrétaire Général du troisième
Conseil de direction provisoire du Conseil Électoral Permanent, désigné par les Organismes des Droits humains,
Membre de l’Institut Mobile d’Éducation Démocratique (IMED),
Promoteur et Coordonnateur du Mouvement des Citoyens (PV) pour la Défense de la Constitution (Mou.Ci.De.C)
Vibrant hommage à Smarck Michel,ex Premier Ministre et un patron partisan de la justice sociale

10 septembre, 2012
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Vibrant hommage à Smarck Michel,ex Premier Ministre et un patron partisan de la justice sociale dans Alerte DSC_3383_1_2_3-85430L’ex-Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide symbolisait la sagesse intérieure et le patriotisme vrai, sans exubérance, a estimé Mgr Pierre André Dumas, lors d’une messe eucharistique consacrée au grand disparu, acteur discret, mais au rôle très significatif dans la mouvance démocratique de l’après 86

Diverses personnalités ont rendu samedi un ultime hommage à l’ancien Premier ministre Smarck Michel, lors d’une messe eucharistique chantée en l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville en mémoire du disparu unanimement salué pour sa stature d’humaniste et de patriote passionné, plein de modestie.

Dans son homélie de circonstance, le célébrant principal, Mgr Pierre André Dumas, a qualifié de grande perte pour le pays la disparition de l’homme d’affaires qu’il a présenté comme un « grand citoyen haïtien », modèle de sagesse et de simplicité.

Soulignant que M. Michel, toujours ouvert, sensible au drame existentiel des autres, accordait beaucoup d’importance aux valeurs intellectuelles et humaines, l’évêque des Nippes (sud-ouest) a aussi mis l’accent sur le fait que toute sa vie il rêvait d’une autre Haïti.

« Il était l’un des rares dignes fils de ce pays qui a osé croire dans les valeurs de l’Haïti éternelle », a dit de lui le prélat en soulignant qu’il souhaitait ardemment que ce coin de terre devienne « le pays de l’arc-en-ciel » fondé sur l’amour partagé, la diversité, le droit à la différence et une cohabitation harmonieuse des classes sociales.

Tandis que l’église était assez bien remplie et que près de l’autel était exposée une photo de l’ancien chef de la Primature accompagnée d’une gerbe de fleurs, devant sa veuve et d’autres membres de la famille, Mgr Pierre André Dumas a indiqué que le service religieux était une célébration de foi et d’espérance en l’honneur d’un « grand mapou et patriarche extraordinaire », croyant parmi les croyants.

Présent à la cérémonie funèbre, l’ex-Premier ministre Lavalas, Yvon Neptune, s’est souvenu du sens exceptionnel de responsabilité et du patriotisme sans faille qui animaient M. Michel qui, avoue-t-il, l’avait beaucoup « impressionné par sa modestie et sa franchise ».

Au rayon des témoignages, ceux également de l’ancienne ministre Marie-Laurence Jocelyn Lassègue qui avait eu l’occasion de collaborer avec le disparu. « La mort de Smarck Michel n’est pas seulement une perte pour sa famille, mais pour le pays dans son ensemble », se désole-t-elle en relatant que l’homme était très proche des plus pauvres.

L’ancien Premier ministre Jacques-Edouard Alexis, de nombreux ex-ministres, des représentants de la classe politique, de la société civile et des patrons de presse avaient également fait le déplacement pour saluer la mémoire du grand disparu dont les restes ont été incinérés.

Premier ministre de Jean-Bertrand Aristide de novembre 1994 à novembre 1995, l’homme d’affaires était sorti très déçu de son expérience ainsi que des pratiques de pouvoir mesquines qu’il observait autour de lui, après avoir mobilisé temps et argent pour soutenir l’ancien prêtre de Saint Jean Bosco jusqu’à sa victoire historique aux présidentielles du 16 décembre 1990.

Dans l’euphorie collective ayant suivi le scrutin, il avait hérité, en 1991, pendant quelques mois, du portefeuille du commerce et de l’industrie au sein du premier cabinet ministériel du régime Lavalas conduit alors par René Préval.

Décédé le 1er août dernier à l’âge de 75 ans, Smarck Michel, originaire de St-Marc (Artibonite, nord), souffrait d’un cancer depuis un certain temps.

Il était marié et père de trois enfants.

spp/Radio Kiskeya

Alerte au virus mortel aux Etats-Unis

1 septembre, 2012
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Alerte au virus mortel aux Etats-Unis dans Alerte 1754348_3_89e3_le-sph-est-assez-rare-mais-il-est-tres_e7f5fd2268dd2c4f77d00af7453d7d63-300x150Le Centre fédéral de contrôle et de prévention des maladies américain (CDC) a averti vendredi que 10 000 personnes sont susceptibles d’avoir été en contact avec un virus mortel lors de leur séjour dans le Parc national de Yosemite, en Californie, cet été.

Au moins six cas de syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), une maladie véhiculée par la salive ou l’urine d’animaux, notamment des souris, ont été détectés et d’autres cas potentiels sont surveillés. Deux des personnes infectées sont mortes. Toutes avaient en commun d’avoir séjourné dans le « Curry Village », une plaque tournante pour les visiteurs du spectaculaire Parc de Yosemite.

Le Service des parcs nationaux (SPN) a essayé de prendre contact avec les 2 900 personnes qui avaient réservé pour séjourner dans ce camping entre le 10 juin et le 24 août. Le CDC estime qu’au total 10 000 personnes y ont séjourné : les 2 900 ayant réservé, ainsi que les membres de leurs familles ou les amis qui les accompagnaient. « Les tentes ont été désinfectées le 24 août et les visiteurs relogés. Mais les personnes ayant séjourné là entre le 10 juin et le 24 août peuvent courir le risque de développer le HPS dans un délai de six semaines », indique le CDC.

Le SPH est assez rare mais il est très dangereux : plus d’un cas sur trois est mortel. Il se manifeste dans un premier temps par des symptômes bénins, fièvre, maux de tête, problèmes intestinaux, toux… mais il peut rapidement devenir fatal. Il n’existe aucun traitement, une prise en charge rapide est donc indispensable pour augmenter les chances de survie des patients.

Depuis que la maladie a été identifiée en 1993, une soixantaine de cas ont été diagnostiqués en Californie et 587 au total aux Etats-Unis. Plus d’un tiers des malades en sont morts.

Source:lemonde.fr

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